Montréal en lumière 2015 – le feu la glace et la tartiflette

L’article a d’abord été publié sur le blog de Jess, J et J en Canadia – et Matscha aussi. Elle y raconte son aventure au Québec.

Cette année encore nous avons profité de la Nuit Blanche du festival Montréal en Lumière pour nous faire une petite marche tranquillou dans le froid, parce que c’est ben l’fun, de se peler les noix. Et surtout parce que c’est l’événement qui, pour nous, clos le vilain mois de février avec plein de lumières et de magie !

Grande roue, toboggan de glace, tyrolienne, concerts, projections lumineuses ont attiré un monde impressionnant malgré le froid ! 40 000 personnes et nous, sur la Place des Arts ! On pouvait à peine circuler !

On a particulièrement aimé le village du Casino avec ses statues de glace, son stand à tartiflette et son piano de glace ! Bon, par contre, on avait encore oublié d’amener nos saucisses et marshmallows à faire griller sur le feu ! La prochaine fois, on en remplira nos poches, promis !

L’année prochaine, penser aussi à demander à ce qu’il fasse moins froid, parce qu’au bout d’une heure, ça commençait à piquer… et on a fini par se réfugier dans un café autour d’une bassine de chocolat chaud !

NDLR : les photos ci-dessous n’ont pas été retouchées d’un poil, ce sont les vraies couleurs que voyaient nos petits yeux émerveillés !

Le parc Omega, Montebello QC, Canada

L’article provient de Simon, à partir de son blog Chti-canadien, relu et corrigé pour le blog First Exploration

Hé toi! Oui toi?
Tu veux voir de la bestiole?

Si tu veux voir à quoi ressemble tes steaks de wapiti depuis la base c’est la que tu dois aller, au parc OMEGA!!!
C’est l’espace où tous les animaux sont en “semi-libertés”. Le principe est simple: il te suffit de ramener tes fesses en voiture, c’est tout.
A environ 1h de route seulement , c’est l’une des activités incontournables de la région. Au rendez-vous, tu pourras y trouver:
des ours brun, des wapitis, des cerfs, des caribous, des orignaux, des bisons ….
et surtout quelque touristes qui vienne acheter le sac de carottes à 10$

Comme un bon québécois il ne faut pas dire un orignal mais un original!

Et surtout n’oubliez pas vos gros sacs de carottes.

Par Simon Durand, de France

Traversée de l’Amérique du Nord, Partie 1/6 – Vers l’Ouest

static1.squarespace.comL’article provient du blog de Maxime, Terres Perdues. Il nous présente une partie de son périple en Amérique du Nord avec First Exploration. 

Naissance. Renaissance. Voilà les mots qui me viennent à l’esprit lorsque je songe à mon arrivée sur le continent nord-américain.

9 avril 2015. Enfin, je posais le pied au Canada, débarqué à Montréal en début d’après midi après un long vol direct depuis Paris et 6 heures de décalage horaire ; d’abord avec un visa de tourisme valable 6 mois, puis dans la foulée un permis de travail de 2 ans (dont l’obtention ne reposait que sur la chance et n’était donc pas certaine) – que je validerais vers la fin de mon premier visa – et qui me permettrait de financer la suite d’un voyage qui m’avait déjà coûté presque toutes mes économies. Je retrouvais Camille, arrivée là-bas un mois auparavant grâce à ce fameux permis de travail – obtenu l’année précédente, et qui expirait, si non validé, avant la mi-mars.

Ce qui était prévu pour la suite : rester à Montréal un peu plus d’un mois et y préparer un voyage pour le Yukon, où nous devions arriver fin juin.

La tour du parc olympique de Montréal, perdue dans les brumes après le passage d’un orage très pluvieux. Une vue qui nous fut familière pendant quelques semaines, alors que nous étions hébergés chez des amis habitant l’ancien village olympique.

Au bout de quelques semaines, nous voilà fin prêts. Matériel et voiture achetés, itinéraire préparé minutieusement, le départ est planifié pour le 22 mai, à l’aube.

Parallèlement, je donne quelques cours de photographie tout au long du mois, ce qui me permet de mettre encore un peu d’argent de côté.

Notre voiture est une vieille Pontiac Trans Sport de 1994, improbable rencontre entre un TGV, un vaisseau spatial et un minivan. La veille du départ, nous avons du remplacer le pot d’échappement, qui avait manifestement décidé de s’en aller vivre sa vie de son côté. Pas de quoi nous rassurer, mais mieux valait que ça arrive à ce moment là que pendant le voyage… Pour le reste, elle est en bon état, visuellement parlant, et le moteur a été refait en 2007. Dans tous les cas, pour 1000$, difficile de trouver mieux en si peu de temps, et quoi qu’il en soit elle roule bien, est très confortable, et le moteur a un bon bruit. Nous avons aménagé l’arrière pour pouvoir y dormir et ranger le matériel sous le lit, un confort luxueux quand on repense à ces longues nuits passées sur les sièges passagers d’une petite Peugeot lors de nos précédents road trips européens…

21 mai 2015

static1.squarespace.com2Comment se sent-on la veille d’un départ comme celui-ci ? Départ pour une traversée de l’Amérique du Nord, du Québec au Yukon en passant par les États-Unis puis les Rocheuses canadiennes, avant d’approcher enfin le cercle polaire, et l’Alaska. C’est un sentiment étrange…

Traverser l’Atlantique fut quelque chose de particulier, déjà, sachant qu’il n’y aurait pas de trajet retour avant bien longtemps, qu’il n’y aurait peut-être même jamais de retour définitif. Mais penser à ces milliers de kilomètres que l’on va parcourir pour arriver, quelques fuseaux horaires plus loin, sous des latitudes nouvelles, est une sensation bien particulière.

Nous savions que, durant plus d’un mois, l’inconnu jalonnerait notre route. Paysages, scènes et situations imprévisibles, sans oublier d’inévitables rencontres. Mais nous étions loin de nous douter qu’à la fin, ce voyage prendrait une tournure bien différente de celle que nous avions pu imaginer…

Dans les grandes lignes, notre itinéraire partirait de Montréal vers Détroit et Chicago, en passant avant ça par le sud du lac Ontario et le Niagara, puis nous arriverions dans les fameuses grandes plaines – et leurs orages – des États de l’Illinois, de l’Iowa, du Nebraska, du Kansas (même si ce dernier n’était pas prévu initialement), nous remonterions ensuite vers le Dakota du Sud, du Nord, puis traverserions le Montana avant de repasser au Canada en Alberta, puis en Colombie Britannique, d’où nous ferions un autre détour imprévu dans l’Alaska Panhandle (partie sud, côtière, de cet État américain bien isolé), avant d’arriver, enfin, dans le Yukon, du côté de Whitehorse, puis plus au nord, près d’un petit village perdu dans les montagnes.

Montréal, 7h30 du matin, vendredi 22 mai 2015.

Le grand départ. Tout est chargé depuis la veille, nous montons dans la voiture et partons. Après un certain temps dans les embouteillages, nous voici hors de la ville, et très vite, nous arrivons en Ontario.

Après une pause “petit déjeuner”, nous sommes à la frontière Canada – USA. Une petite épreuve en soit. Le douanier nous envoie dans les locaux du poste, où nous devons répondre à une série de questions (toutes plus suspicieuses les unes que les autres) et remplir quelques formulaires, pendant qu’ils regardent dans notre van si il n’y a rien de louche.

Finalement, après avoir obtenu le précieux tampon sur notre passeport, nous pouvons reprendre la route, et après avoir traversé un fleuve nous arrivons dans l’État de New York. Nous y voilà : Les États Unis.

 

Canton de l’Est du Québec

L’article provient initialement du blog de Ophé & Eti, Our life in Montréal. Découvrez ses autres récits ici sur leur site.
Vous l’aurez compris, nous sommes allés explorer l’est du Québec. Cette fois-ci, il s’agissait d’une occasion particulière. L’anniversaire de notre américaine préférée.
Nous sommes partis un vendredi soir et le trafic ne nous a pas épargné. Le comble c’est que nous n’avions même pas fait de course ! Et puis après une journée de travail on avait tous les crocs. C’est ainsi qu’est arrivé le premier excès du weekend. Un arrêt à mi-chemin à la fromagerie Qualité Summum de Bromont, réputée pour sa poutine. Effectivement le fromage en grain est frais et ils ne lésinent pas sur la quantité mais ce n’a pas été un coup de cœur. Une fois repus, on s’est décidés à passer à l’épicerie. Emballé c’est pesé, on finit alors notre route direction North Hatley. Une fois dans le village, nous nous approchons d’un terrain de golf au bout d’une rue plus que tranquille. Et à deux pas de là, une maison “à vendre” nous attend, avec vue sur le green. Si personne n’a encore souhaité l’acheter, nous comptons bien profiter de cette immense propriété, bien trop grande pour ce qu’on y fera d’ailleurs. En fait, on aurait pu se faire une partie de cache-cache assez amusante je pense. Le jardin donne sur la forêt et à la lisière des bois étaient couchées bien tranquillement un trio de biches dont on a repéré les yeux brillants dans la pénombre. Sur le coup on a même eu peur ! Mais sa véritable plus-value reste avant tout la véranda dotée d’une table de ping pong. Voilà qui fera des heureux. Il n’en fallait pas plus.
Samedi matin, le temps est au beau fixe. On se prépare un copieux brunch que l’on prendra dans le jardin, au soleil. On en profite pour offrir un cadeau à Ang’ : un chevalet et d’autres accessoires de peinture afin d’encourager ses talents artistiques. Évidemment les garçons n’avaient qu’une hâte, aller pratiquer leur swing. En les attendant, nous sommes allées entre filles nous promener pour finir posées au bord du lac.

Quand ces messieurs eurent fini de jouer, nous avons repris la voiture pour nous rendre non loin de là à Memphrémagog où nous avons profité de la plage et du lac. Nous y sommes restés assez tard pour apprécier le coucher du soleil et immortaliser la “golden hour” au bord de l’eau. Pendant que j’étais occupée à prendre des photos, le reste de la bande s’est affronté au beach volley. Ça restera définitivement le sport de cet été.

La nuit tombe et nous mettons les voiles. La pasta nous attend. En apéro c’est mojitos façon Etienno. Et en dessert, ce sera double ration de ping pong. La véranda est en feu y’a du niveau ! Je m’éclipse dans le jardin avec mon assistante créativité, j’ai nommé Pascale. Mon challenge photo de la semaine était de capturer un ciel étoilé. Malheureusement j’avais oublié mon trépied. Malgré tout, je trouve le résultat satisfaisant. Il faut dire que ce ciel d’été était magnifique. Et puis finalement on a vu le marchand de sable arrivé au loin. Plus sérieusement, la fatigue s’est rapidement faite ressentir. On tentera en vain de se remotiver en lançant une partie de twister |oui oui ce jeu des années 1990|, mais rien n’y fait on part un à un se coucher.
Heureusement que la nuit fut bonne car une grosse journée nous attendait. On quitte la demeure à 11h après un autre petit dèj bien rempli. Vos imaginez bien que nous n’allions pas très loin. Cette fois-ci c’est pratique de golf pour tout le monde. Un défilé de bonnes frappe pour certains, un bêtisier pour d’autres |on ne citera pas de nom|.
C’est bien beau mais le soleil tape et tout ce qu’on veut c’est se baigner. Nous décidons ainsi d’aller passer l’après-midi au Lac Fraser dans le parc national du Mont Orford. Quelle bonne idée ! L’endroit est calme, super joli et la température idéale. Il y a un spot où on peut sauter des rochers et des équipements à louer pour jouer dans l’eau. Ce sera pédalo et paddle board. Je n’ai certainement pas pris mon appareil à bord mais je vous garantis qu’on s’est régalés !
Cette belle journée touche à sa fin. Nous sommes sur le retour mais avant de rentrer nous allons faire la seconde erreur du weekend : faire un détour par Granby pour goûter la fameuse poutine de chez Ben La Bedaine. Le nom en dit déjà long. Les gens de la région ne jure que par cet endroit. Je ne sais pas si nos palais français sont trop exigeants ou si on est juste difficiles mais ce fut encore une déception. Comme on dit chez nous BMPT : bien mais pas top ! Pas d’inquiétude on s’est rattrapés sur la glace en dessert. Le léger n’était décidément pas au programme.
J’ai gardé le meilleur pour la fin, pour les courageux qui auront lu toute mon histoire. En primeur, voici le montage vidéo de Cla avec le best of de ces deux jours. Attention, le morceau du début est contagieux, je fredonne encore “Go Angie, it’s your birthday…” : le son phare de cette fin de semaine !

Nouvelle-Zélande #6 Road Trip

RoadtripL’article a été publié initialement sur le blog d’Alice, Lilikus.

Avec ma copine Lara, on a fait un road trip en Nouvelle-Zélande. On a décidé de louer une voiture et d’acheter du matos de camping pour être un maximum libre de nos déplacements. Je peux te dire que c’était une méga bonne idée ! On a vu des paysages de dingues et on a pu s’arrêter PARTOUT et surtout EXACTEMENT là ou en avait envie. Et ça, ça n’a pas de prix. A nous la LIBERTE !

Alors je te dis tout ça parce que j’ai une anecdote rigolote (ou pas) à te raconter. Tu sais qu’en Nouvelle-Zélande, les saisons c’est pas pareil qu’en Europe ? Je suis arrivée en février et il faisait bien chaud, normal c’était l’été ! On a commencé notre road trip début mars, il faisait toujours bon. Puis au fur et à mesure qu’on descendait vers le Sud, il faisait de plus en plus froid. D’une part parce que plus tu descends plus tu te rapproches de l’Antarctique et d’autre part parce que l’été commence à toucher à sa fin.
Nous, on a fait nos 2 semaines de road trip en camping. C’est plus économique que les auberges et surtout, tu plantes ta tente presque partout et surtout dans des endroits incroyables. Certes, une nuit en tente n’est pas aussi confortable qu’une nuit dans un vrai lit (je dormais sur un matelas de 1 cm d’épaisseur, tu vois le genre de matelas de yoga, là) MAIS se réveiller le matin et avoir une vue sur un lac ou dans la montagne, ça n’a pas de prix !
P1012093Vers fin mars, on arrive dans la région du fiordland et on trouve un joli spot sur la route vers le Milford Sound, pas loin de Te Anau. Ravies par la jolie vue sur les montagnes, on plante notre tente dans la plaine. On se dit qu’on aura trop de chance de se réveiller dans un paysage pareil le lendemain matin !
Ce soir là, il fait un peu froid alors on cuisine quelque chose de bien chaud. Lara-la-chef-coq a toujours plein de bonnes idées de délicieux petits plats. Ici, on a préparé du kumara (patate douce) avec des tomates, du riz et de la coriandre et une sauce curry-coco ! MIAM, un régal comme d’habitude ! Comme quoi, ce n’est pas parce qu’on campe qu’on doit manger des nouilles ou de la soupe en sachet !
Le soir, on va se brosser les dents à la rivière. Il faut savoir que dans les campings du DOC (Department of Conservation), il n’y a pas de douches. A peine un petit robinet délivrant un pipi d’eau et des toilettes sèches (une merveilleuse invention – BEURK). Donc, prendre une douche, c’est une fois tous les deux ou trois jours en fonction de ce qu’on trouve (un lac, une rivière, la mer… ou une vraie douche). On décide qu’on a quand même envie de se laver les pieds histoire de se sentir un tout petit peu fraîches. L’eau est GLA-CIALE. En plus, il fait tout noir et il y a des rochers pas très stables un peu partout où tu marches. Bon, c’était pas une super idée ce bain de pieds.
tambouilleVoilà, on va se coucher. Je pense que cette nuit là je portais à peu près tous les vêtements que je possédais dans mon sac à dos. Il faisait vraiment FROID. Je me suis remerciée intérieurement d’avoir opté pour le sac de couchage le plus chaud alors que j’hésitais à en prendre un tout fin. Bon, faut essayer de dormir. Il faut dire que les pieds gelés par l’eau glacée dans laquelle on venait de tremper nos pieds n’a pas beaucoup aidé à l’endormissement. Alors on s’est collées l’une à l’autre pour essayer de garder au maximum le peu de chaleur qu’on avait dans cette tente. Ça n’a pas vraiment aidé. Je pense que j’ai fini par dormir quelques heures, complètement blottie à l’intérieur du sac. J’ai pu fermer le capuchon du sac de couchage jusqu’au dessus de ma tête, en mode momie. C’était la seule solution pour garder un peu de chaleur.

Le lendemain, réveil extrêmement difficile. Pas beaucoup et pas bien dormi. Nos pieds sont toujours gelés, pas eu moyen de les réchauffer. On se dit que c’était vraiment dur dur cette nuit et qu’on a plus trop envie de revivre un truc pareil. On a jamais eu aussi froid.

image3876En ouvrant la tente, je trouve que le tissus est fort rigide. C’est pas comme d’habitude ou quand j’ouvre la tente, il y a des gouttelettes de condensation qui me tombent dessus. Là il y a rien qui tombe et le tissus est comme du carton. On se rend compte que la tente a gelé cette nuit et qu’elle s’est transformée en gros glaçon. Nous avons dormi une nuit dans un GLAÇON !

T’aurais dû voir nos têtes quand on a ouvert la tente. Hallucinées par la vue sur la plaine brumeuse, l’herbe gelée, la tente gelée, la voiture gelée. J’arrive pas à croire qu’on ait dormi dans un froid pareil ! “Dormir” est un grand mot, je pense que je n’ai jamais eu aussi froid de toute ma vie. On était vraiment pas du tout équipées pour des températures pareilles. Alors petit conseil à toi qui me lit, ne fais JAMAIS du camping dans une plaine exposée au vent au mois de mars dans le Milford parce que ça image5195CAILLE. Et surtout, achète du matos convenable si t’as quand même envie de tenter l’expérience !
On a directement préparé du thé et on a fait chauffer des petits pains. On a quand même voulu laisser la tente ouverte pour profiter du paysage. Malgré le froid, la vue était pas mal du tout. Mais j’avoue, ce jour là, j’aurais tout donné pour une bonne douche bien bouillante. A présent, quand j’ai un peu froid, je repense à ce moment et je me dis que ce n’est pas si terrible que ça, que j’ai déjà vécu bien pire.
Par Alice, de Belgique