Traversée de l’Amérique du Nord, Partie 1/6 – Vers l’Ouest

static1.squarespace.comL’article provient du blog de Maxime, Terres Perdues. Il nous présente une partie de son périple en Amérique du Nord avec First Exploration. 

Naissance. Renaissance. Voilà les mots qui me viennent à l’esprit lorsque je songe à mon arrivée sur le continent nord-américain.

9 avril 2015. Enfin, je posais le pied au Canada, débarqué à Montréal en début d’après midi après un long vol direct depuis Paris et 6 heures de décalage horaire ; d’abord avec un visa de tourisme valable 6 mois, puis dans la foulée un permis de travail de 2 ans (dont l’obtention ne reposait que sur la chance et n’était donc pas certaine) – que je validerais vers la fin de mon premier visa – et qui me permettrait de financer la suite d’un voyage qui m’avait déjà coûté presque toutes mes économies. Je retrouvais Camille, arrivée là-bas un mois auparavant grâce à ce fameux permis de travail – obtenu l’année précédente, et qui expirait, si non validé, avant la mi-mars.

Ce qui était prévu pour la suite : rester à Montréal un peu plus d’un mois et y préparer un voyage pour le Yukon, où nous devions arriver fin juin.

La tour du parc olympique de Montréal, perdue dans les brumes après le passage d’un orage très pluvieux. Une vue qui nous fut familière pendant quelques semaines, alors que nous étions hébergés chez des amis habitant l’ancien village olympique.

Au bout de quelques semaines, nous voilà fin prêts. Matériel et voiture achetés, itinéraire préparé minutieusement, le départ est planifié pour le 22 mai, à l’aube.

Parallèlement, je donne quelques cours de photographie tout au long du mois, ce qui me permet de mettre encore un peu d’argent de côté.

Notre voiture est une vieille Pontiac Trans Sport de 1994, improbable rencontre entre un TGV, un vaisseau spatial et un minivan. La veille du départ, nous avons du remplacer le pot d’échappement, qui avait manifestement décidé de s’en aller vivre sa vie de son côté. Pas de quoi nous rassurer, mais mieux valait que ça arrive à ce moment là que pendant le voyage… Pour le reste, elle est en bon état, visuellement parlant, et le moteur a été refait en 2007. Dans tous les cas, pour 1000$, difficile de trouver mieux en si peu de temps, et quoi qu’il en soit elle roule bien, est très confortable, et le moteur a un bon bruit. Nous avons aménagé l’arrière pour pouvoir y dormir et ranger le matériel sous le lit, un confort luxueux quand on repense à ces longues nuits passées sur les sièges passagers d’une petite Peugeot lors de nos précédents road trips européens…

21 mai 2015

static1.squarespace.com2Comment se sent-on la veille d’un départ comme celui-ci ? Départ pour une traversée de l’Amérique du Nord, du Québec au Yukon en passant par les États-Unis puis les Rocheuses canadiennes, avant d’approcher enfin le cercle polaire, et l’Alaska. C’est un sentiment étrange…

Traverser l’Atlantique fut quelque chose de particulier, déjà, sachant qu’il n’y aurait pas de trajet retour avant bien longtemps, qu’il n’y aurait peut-être même jamais de retour définitif. Mais penser à ces milliers de kilomètres que l’on va parcourir pour arriver, quelques fuseaux horaires plus loin, sous des latitudes nouvelles, est une sensation bien particulière.

Nous savions que, durant plus d’un mois, l’inconnu jalonnerait notre route. Paysages, scènes et situations imprévisibles, sans oublier d’inévitables rencontres. Mais nous étions loin de nous douter qu’à la fin, ce voyage prendrait une tournure bien différente de celle que nous avions pu imaginer…

Dans les grandes lignes, notre itinéraire partirait de Montréal vers Détroit et Chicago, en passant avant ça par le sud du lac Ontario et le Niagara, puis nous arriverions dans les fameuses grandes plaines – et leurs orages – des États de l’Illinois, de l’Iowa, du Nebraska, du Kansas (même si ce dernier n’était pas prévu initialement), nous remonterions ensuite vers le Dakota du Sud, du Nord, puis traverserions le Montana avant de repasser au Canada en Alberta, puis en Colombie Britannique, d’où nous ferions un autre détour imprévu dans l’Alaska Panhandle (partie sud, côtière, de cet État américain bien isolé), avant d’arriver, enfin, dans le Yukon, du côté de Whitehorse, puis plus au nord, près d’un petit village perdu dans les montagnes.

Montréal, 7h30 du matin, vendredi 22 mai 2015.

Le grand départ. Tout est chargé depuis la veille, nous montons dans la voiture et partons. Après un certain temps dans les embouteillages, nous voici hors de la ville, et très vite, nous arrivons en Ontario.

Après une pause “petit déjeuner”, nous sommes à la frontière Canada – USA. Une petite épreuve en soit. Le douanier nous envoie dans les locaux du poste, où nous devons répondre à une série de questions (toutes plus suspicieuses les unes que les autres) et remplir quelques formulaires, pendant qu’ils regardent dans notre van si il n’y a rien de louche.

Finalement, après avoir obtenu le précieux tampon sur notre passeport, nous pouvons reprendre la route, et après avoir traversé un fleuve nous arrivons dans l’État de New York. Nous y voilà : Les États Unis.

 

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