Category Archives: U.S.A.

5 choses qu’on ne peut faire qu’à Los Angeles et nulle part ailleurs !

L’article a été initialement publié sur le blog de Faustine, Plan B pour L.A.. Suivez ses aventures de voyage sur son site.

Bon, ok, je vous l’accorde, il n’y a pas QUE à Los Angeles que vous trouverez cette liste de choses à faire. Mais je vous mets au défi de me trouver sur cette planète un seul endroit qui les réunit TOUTES… Non, non, ne cherchez pas, c’est impossible!

Skier et surfer… dans la même journée

» T’es ou? Viens à la plage, les vagues sont dingues! »

» Attends, je finis ma piste noire et je te rejoins! »

Cela vous semble être une conversation improbable? Pas quand vous vivez à Los Angeles! La proximité des plages et de la montagne est l’un des nombreux avantages qu’offre la ville. Et le grand défi des Californiens, c’est bien évidement de tâter le sable et la neige, tout ça le même jour. Alors, hop! Prenez vos skis et votre planche de surf direction Big Bear, un petit domaine skiable à moins de 2h de route, puis redescendez tranquillement vers Malibu pour surfer sur les dernières vagues du Pacific.

Petite précision tout de même: pas la peine de relever le défi en été, vous ne trouverez pas le moindre flocon!

Fumer de la marijuana… en toute légalité 

La consommation de marijuana est légale à Los Angeles à partir du moment ou vous avez une prescription médicale. Une petite visite au médecin parce que vous êtes en manque d’appétit ou parce que vous souffrez d’insomnie et vous obtiendrez une carte qui vous donnera accès à ces drôles de boutiques aux vitres teintées. Ensuite il suffit d’aller faire votre shopping en toute légalité. Des cookies, du chocolat, du thé… c’est comme au supermarché en fait!

Attention: je ne suis pas en train de vous influencer à consommer cette drogue. N’étant moi-même pas consommatrice et non-fumeuse, je suis bien mal placée pour vous conseiller. Mais voilà encore une des choses insolites que vous trouverez à Los Angeles!

Croiser des célébrités partout… et ne même plus être étonné

Los Angeles est bien connue pour être la ville du cinéma. Il n’est donc pas étonnant de trouver une concentration d’acteurs, chanteurs et autres personnalités plus élevée que nulle part ailleurs. A la plage, au resto ou au supermarché, vous ne compterez plus les fois où vous vous direz « tiens, il me dit quelque chose celui-là »! Et si vous n’avez pas eu votre quota de VIP, vous pouvez toujours jouer les touristes en prenant un de ces minibus qui vous conduira dans les quartiers chics de la ville où se trouvent les villas des plus grandes stars hollywoodiennes. Bon, là il y a peu de chances pour que vous croisiez Britney Spears en train de faire son jogging! Quoique…

Changer de métier… comme on change de chemise

Peu importe votre Bac +5 avec mention ou votre BEP mécanique, si vous rêviez d’un changement de carrière, vous avez posé vos valises au bon endroit. Alors, attention! Je ne dis pas que vous trouverez du boulot en claquant des doigts. Au contraire, il est même assez difficile de décrocher un vrai travail (j’entends par là 35h, en CDI, bien payé, derrière un bureau… le rêve quoi!). Mais les opportunités ne manqueront pas, encore faut il les voir. N’ayez pas peur de pousser les portes, ne vous dites pas « j’ai pas le niveau ». Ici, tout ce qu’on vous demandera, c’est de faire vos preuves. Si vous êtes prêt à vous salir un peu les mains et que vous avez un minimum de culot, l’American Dream est à porté de main.

Etre vous-même… tout simplement

On a tendance à penser que Los Angeles est une ville surfaite, avec tout ces soit-disants photographes, acteurs, mannequins, producteurs en mal de reconnaissance. C’est vrai.

Mais justement, tout ces artistes en devenir doivent redoubler d’effort pour sortir du lot. Et finalement, personne n’est vraiment “quelqu’un” et ca, ca permet à chacun de se rendre compte de sa vraie valeur – si lui il y arrive, pourquoi pas moi ? –

On vous jugera pour ce que vous apportez, pour ce que vous dites, vos idées. Mais pas parce que vous connaissez un tel ou parce que vous avez un sac de créateur. Tout le monde s’en fout et ça fait du bien.

Sans même vous en rendre compte, vous devenez ce que vous VOULEZ parce qu’il n’y a plus de modèle. Vous ouvrez les yeux sur vos vraies motivations. Personne ne vous dira que vos rêves sont inategnables, personne ne perdra son temps à vous dire quoi faire car tout le monde est déjà bien trop occupé à vivre son rêve américain.

Alors bien sur, je ne vais pas vous mentir, niveau hypocrisie, la barre est haute. Mais vous vous en rendrez compte assez facilement et vous finirez par jouer le jeu, à déceler le vrai du faux. Vous ne tomberez pas dans le panneau puisque vous aurez compris que c’est la façon de faire ici.6909688322_988c03ce6d_o

Et d’un coup, sans l’attendre, vous ferez LA rencontre. Cette personne vraie, comme vous, qui ne triche pas, qui est juste là et qui vous dit « je suis juste comme ça, et toi ? ».

Photo: Nathan/Flickr
Par Faustine Croquison, de France

Advertisements

Traversée de l’Amérique du Nord, Partie 1/6 – Vers l’Ouest

static1.squarespace.comL’article provient du blog de Maxime, Terres Perdues. Il nous présente une partie de son périple en Amérique du Nord avec First Exploration. 

Naissance. Renaissance. Voilà les mots qui me viennent à l’esprit lorsque je songe à mon arrivée sur le continent nord-américain.

9 avril 2015. Enfin, je posais le pied au Canada, débarqué à Montréal en début d’après midi après un long vol direct depuis Paris et 6 heures de décalage horaire ; d’abord avec un visa de tourisme valable 6 mois, puis dans la foulée un permis de travail de 2 ans (dont l’obtention ne reposait que sur la chance et n’était donc pas certaine) – que je validerais vers la fin de mon premier visa – et qui me permettrait de financer la suite d’un voyage qui m’avait déjà coûté presque toutes mes économies. Je retrouvais Camille, arrivée là-bas un mois auparavant grâce à ce fameux permis de travail – obtenu l’année précédente, et qui expirait, si non validé, avant la mi-mars.

Ce qui était prévu pour la suite : rester à Montréal un peu plus d’un mois et y préparer un voyage pour le Yukon, où nous devions arriver fin juin.

La tour du parc olympique de Montréal, perdue dans les brumes après le passage d’un orage très pluvieux. Une vue qui nous fut familière pendant quelques semaines, alors que nous étions hébergés chez des amis habitant l’ancien village olympique.

Au bout de quelques semaines, nous voilà fin prêts. Matériel et voiture achetés, itinéraire préparé minutieusement, le départ est planifié pour le 22 mai, à l’aube.

Parallèlement, je donne quelques cours de photographie tout au long du mois, ce qui me permet de mettre encore un peu d’argent de côté.

Notre voiture est une vieille Pontiac Trans Sport de 1994, improbable rencontre entre un TGV, un vaisseau spatial et un minivan. La veille du départ, nous avons du remplacer le pot d’échappement, qui avait manifestement décidé de s’en aller vivre sa vie de son côté. Pas de quoi nous rassurer, mais mieux valait que ça arrive à ce moment là que pendant le voyage… Pour le reste, elle est en bon état, visuellement parlant, et le moteur a été refait en 2007. Dans tous les cas, pour 1000$, difficile de trouver mieux en si peu de temps, et quoi qu’il en soit elle roule bien, est très confortable, et le moteur a un bon bruit. Nous avons aménagé l’arrière pour pouvoir y dormir et ranger le matériel sous le lit, un confort luxueux quand on repense à ces longues nuits passées sur les sièges passagers d’une petite Peugeot lors de nos précédents road trips européens…

21 mai 2015

static1.squarespace.com2Comment se sent-on la veille d’un départ comme celui-ci ? Départ pour une traversée de l’Amérique du Nord, du Québec au Yukon en passant par les États-Unis puis les Rocheuses canadiennes, avant d’approcher enfin le cercle polaire, et l’Alaska. C’est un sentiment étrange…

Traverser l’Atlantique fut quelque chose de particulier, déjà, sachant qu’il n’y aurait pas de trajet retour avant bien longtemps, qu’il n’y aurait peut-être même jamais de retour définitif. Mais penser à ces milliers de kilomètres que l’on va parcourir pour arriver, quelques fuseaux horaires plus loin, sous des latitudes nouvelles, est une sensation bien particulière.

Nous savions que, durant plus d’un mois, l’inconnu jalonnerait notre route. Paysages, scènes et situations imprévisibles, sans oublier d’inévitables rencontres. Mais nous étions loin de nous douter qu’à la fin, ce voyage prendrait une tournure bien différente de celle que nous avions pu imaginer…

Dans les grandes lignes, notre itinéraire partirait de Montréal vers Détroit et Chicago, en passant avant ça par le sud du lac Ontario et le Niagara, puis nous arriverions dans les fameuses grandes plaines – et leurs orages – des États de l’Illinois, de l’Iowa, du Nebraska, du Kansas (même si ce dernier n’était pas prévu initialement), nous remonterions ensuite vers le Dakota du Sud, du Nord, puis traverserions le Montana avant de repasser au Canada en Alberta, puis en Colombie Britannique, d’où nous ferions un autre détour imprévu dans l’Alaska Panhandle (partie sud, côtière, de cet État américain bien isolé), avant d’arriver, enfin, dans le Yukon, du côté de Whitehorse, puis plus au nord, près d’un petit village perdu dans les montagnes.

Montréal, 7h30 du matin, vendredi 22 mai 2015.

Le grand départ. Tout est chargé depuis la veille, nous montons dans la voiture et partons. Après un certain temps dans les embouteillages, nous voici hors de la ville, et très vite, nous arrivons en Ontario.

Après une pause “petit déjeuner”, nous sommes à la frontière Canada – USA. Une petite épreuve en soit. Le douanier nous envoie dans les locaux du poste, où nous devons répondre à une série de questions (toutes plus suspicieuses les unes que les autres) et remplir quelques formulaires, pendant qu’ils regardent dans notre van si il n’y a rien de louche.

Finalement, après avoir obtenu le précieux tampon sur notre passeport, nous pouvons reprendre la route, et après avoir traversé un fleuve nous arrivons dans l’État de New York. Nous y voilà : Les États Unis.