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-UN AN EN AUSTRALIE – Une belle expérience mais une légère déception aussi.

Lio nous partage ses ressentis d’une année en PVT en Australie, et tout ses petits conseils aussi !

Après tout, dans une aventure ce n’est pas la destination qui compte mais le voyage en lui-même , n’est ce pas ?

15 DECEMBRE 2016 : Un an jour pour jour que nous sommes en Australie. Et nous repartons pour une autre aventure, un nouveau voyage, une nouvelle vie.

Pour ceux qui me suivent depuis un p’tit bout de temps, vous le savez… le 15 décembre est une date importante dans ma vie de voyageuse.

En 2013 je partais rejoindre Denis au Canada pour mon premier PVT/WHV.

Je ne m’éternise pas là dessus étant donné que ce n’est pas le sujet. Si vous voulez plus d’informations sur nos voyages précédents, c’est dans cet article ->  Nos voyages et notre façon de voyager. 

UNE ANNÉE-  Première année de notre PVT/WHV.

La phrase typique du retour  » Alors… raconte ton voyage »… hmmmmm … c’est pour cette raison aussi que je créé ce blog, donner des nouvelles et éviter des raconter 15 X la même choses à des personnes différentes (A propos du blog ) .

Après une aventure comme celle-ci, non on est pas « bilingue », on s’améliore… on va dire. Et synthétiser un an c’est difficile.

Comme d’habitude je fais mon possible pour vous emmener avec nous dans chacun de nos voyages …Mais des expériences comme ça, ça ne se raconte pas, ça se vit. Je ne saurais pas écrire la moitié de ce que nous avons vu, apprit, vécu.

Un an a sillonner ce pays immense…

12 mois pour alterner : Voyage et travail. Et oui… PVT (permis vacances travail) / WHV (working holiday visa), l’un ne va pas sans l’autre.

Nous on vient de Belgique (Liège) le tout petit pays jaune là, entre la France, la Suisse, les Pays-Bas et l’Allemagne.

Nous n’avons pas pu tout visiter.

Chaque VUES/LIEUX/ … se méritent en Australie !!!! Il faut.. rouler, rouler, rouler….

Notre première idée était de faire le tour du pays avec notre van dans le sens des aiguilles d’une montre en suivant le soleil… Sauf qu’en voyage : Les plans changent très vite et tout le temps.

Nous n’avons pas su explorer le pays en entier. Un an c’est bien trop court, et même si  nous reviendrons (en touristes/ second visa), je le répète, ceci est notre ressenti sur le pays, la mentalité, nos aventures, nos rencontres, ….

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FRANCE 2015- Notre saison d’été au Grau du roi

Le Canada, l’Australie, Lio et son copain nous racontent désormais leurs voyagent en France. Suivez les sur leur blog pour en lire plus sur leur voyages.

Notre studio se situe au dessus du restaurant « le patio », sur la photo : Le restaurant rive droite, avec un volet noir et rose, juste devant la camionnette jaune.

Notre job, lui se trouve à l’espiguette.

On se décide à acheter deux vélos pour s’y rendre.

En tout il y avait 5KM, c’est pas beaucoup, mais face au vent on sent l’effort quand même …

On travaille tous les deux pour le groupe « Yelloh Village » mais pas dans le même camping.

Car ils n’acceptent pas d’engager des couples.

Denis, dans le restaurant  “Le lodge”.

Son job : Second de cuisine. C’est-à-dire, préparation de sa mise en place pour le froid : les entrées et desserts à midi et le soir. Et élaboration des menus du jour.

Ses horaires: de 8H30 à 15H et 17H-23H,, théoriquement !

Exemples de « plats » :

Quand j’attends Denis au Lodge, je me pose au bar et je parle avec Nanou et Julien (Les barmans). Ils me font parfois goûter la fin des milshakes, coktails, smoothies.

Quelques fois je craque pour des plats à la carte. Principalement je prends une salade de chèvre chaud car ça me coupe la fin pour un bout de temps et c’est pas cher. Mais il m’arrive de prendre des « plats chauds ».

Et moi, à la « bulle ».

Mon job :

En matinée : Vente en boulangerie, c’est-à-dire : le pain, les viennoiseries, …

Ensuite, préparation de ma mise en place pour le midi (couper les tomates, oignons, remplir les frigos, …)

Midi : Vente de sandwichs, baggel’s, wraps, pâtes, …

Après-midi : Vente de glaces et sucreries comme des gauffres, brownies, muffins, bonbons haribo,…

Mes horaires : 7h-14h ou 13h-20h.

Les day off :

– Pour denis : Lundi en journée et mardi matin

– Pour Lio : Lundi après midi et mardi jusque 18H.

On en profite pour visiter la région.

Par Lio, de Belgique

Australie- Nos premiers jours à Perth

Lio, qui précédemment nous parlait de son voyage au Canada, nous parle cette semaine de son PVT en Australie. Découvrez ici aussi, une partie de son récit. La suite se trouve sur son blog.

Après notre saison dans le sud pour financer ce voyage, des mois d’attente, des soirées entre amis, des fêtes de famille… Nous voilà enfin parti pour notre aventure à l’autre bout du monde.

Mardi 15 décembre : Jour J, nous décollons de Paris Charles de Gaulle pour se rendre au pays des kangourous.

C’est le voyage le plus long de notre vie jusqu’à présent. Le mal de transport n’a rien arrangé du tout (pour moi).

Au Qatar, on a 2h d’escales : le temps de boire un petit coca, s’asseoir, …. contrairement à KL où à peine arrivés : c’est la course.

Il faut : Récupérer les bagages, passer la douane malaisienne, se faire comprendre et trouver le chemin, prendre une navette pour changer de terminal, faire la file et s’enregistrer, passer la sécurité 1, courir, passer la douane, courir, passer la sécurité 2, courir tout en cherchant la porte P10 (gate), passer la sécurité 3, tout ça sous une chaleur étouffante.

A 4 min prêt on le ratait, mais heureusement on court bien 😉

Notre arrivée :

Il est temps d’aller découvrir la ville maintenant ! On se rend à notre auberge avec deux bus : le premier payant (4.5$/pers) et le deuxième gratuit (ligne blue cat). Dans le centre de la ville tous les bus sont gratuit et ils ne font qu’un seul trajet (des boucles).

Notre auberge s’appelle : CITY PERTH (site web & page facebook).

Nous avons choisit de réserver une chambre privée. Le temps de se repoer du décallage horaire et de s’acclimater à notre nouvelle vie.

Elle se situe dans le quartier de Northbridge, à 10 min du centre à pied.

Une fois installés et douchés, nous sortons nous promener dans notre quartier et manger un bout.

Pour les jours où nous ne travaillons pas on s’octroie 10$/jours en nourriture pour nous deux.

-Le midi: Baguette à deux + accompagnement.

-Le soir : Aïki Noodles ou pâtes.

Ici, c’est le premier jour et en plus on arrive pendant l’happy hour : 50%

On craque donc pour des SUSHIS 😀

Nos premier jours à Perth :

Notre première journée entière en ville est fort productive. On est ici pour un an pour profiter mais aussi pour travailler. Un peu d’administration s’impose :

– Se renseigner pour ouvrir un compte un banque : On choisit la banque NAB.

– Trouver un opérateur pour le téléphone : On choisit Telstra, l’offre du moment est intéressante. On opte pour une carte « prepaid ».

-S’inscrire à la mutuelle australienne, Médicare.

– Regarder sur internet pour le TFN, offres d’emplois, Van d’occasions, …

-…

On est mi-décembre, l’ambiance et les décors de noël sont présents dans toute la ville. Ça fait tout drôle de se balader sous 28° et d’y associer noël.

Par Lio, de Belgique

CANADA 2014- Notre PVT/WHV. Un an pour travailler-voyager et découvrir tout le pays.

Lio nous raconte ses expériences autour du globe. Elle nous fait partager son récit au Canada, où sont voyage à commencer au Québec. En voici une première partie, lisez le reste de son aventure sur son propre blog.

Une année riche en aventures et en émotions.

Une année, plusieurs vies, différents domaines (cuisine, fruits, ménage, …) Des températures extrêmes (-45 en hiver, 48 en été), des paysages différents, incomparables mais tous sublimes, la vie en voiture- appartement – tente – ….

Un PVT/WHV ça change une personne.

Les expériences se multiplient, les aventures s’enchainent, les rencontres aussi.

Je suis contente d’avoir partagé cette aventure, que ce soit dans les moments difficiles comme dans les moments faciles.

Une aventure comme ça, au final, on a beau la raconter oralement, en photos, en articles, vidéos.. ça ne se « comprends » pas, ça se vit.

Mais j’essaye tout de même de détailler chaque étapes importantes de mes voyages, pour vous transmettre mes émotions et raconter mes petites aventures à l’autre bout de la terre.

Premier mois à Québec

Notre aventure ensemble commence dans ce joli quartier.

On loue un 3 1/2 ; 3 pieces + une salle de bain.

Premiers jours à Québec : repos, chercher du travail, faire des courses, découvrir notre nouveau quartier.

Carnaval de Québe

En février, la ville de Québec organise son « carnaval » avec : des sculptures de glaces, des attractions comme la descente en luge, courses de chiens de traîneaux, pêche à la truite, tournoi de hockey, … Il suffit juste d’avoir acheté effigie « petit bonhomme » et on est libre de se promener partout dans le parc.

Le dernier soir, il y a un défilé de chars dans les rues de Québec, et un spectacle dans un parc à 500 m de notre appartement. On y a rejoint Matthieu (le belge), sa copine Sonia (québécoise) et une amie à elle.

Il est temps de changer d’air …

Marre de la vie métro-boulot-dodo .

On se renseigne pour acheter une voiture. Un français en PVT également cherche justement des nouveaux propriétaires pour reprendre sa voiture : un break « Saturn ». Après des heures de négociations… on fixe une rendez-vous pour l’a voir.Après 3 mois à Québec, il est temps de changer d’air…

Elle nous plait… on l’essaye… on l’a prend. Maintenant, direction : la SAAQ, on immatricule notre nouveau Bébé, on nettoie notre appartement, on charge la voiture et c’est parti… BYE BYE QUEBEC, direction l’Alberta.

Ce fut long, certains états sont « plates » comme disent les québécois, des heures dans la même positions (souvent on roulait 8-10h par jours), des nuits dans la voiture, motel, camping sauvages, de la mal-bouffe, les CD en boucle, des radios qu’on ne capte pas, …

Mais WOW! Ça valait le coup. Et puis on peut le dire : On a traversé le Canada en bagnole !

Par Lio, de Belgique

Déplacements et activités à Cuba

autopista-bus-viazul-2010
Credits : Céline, de France

L’article provient initialement du blog Serendipia par Céline. Découvrez ses photos et la suite de son aventure cubaine sur ce lien.

Déplacements

Marche à pied, bus touristique ou national, voiture de location, avec chauffeur, taxi officiel, colectivo, train, camion, carriole tirée par un cheval, cocotaxi, bicitaxi… chaque moyen de transport a ses heures, ses usages et avantages.

En ville

On se repère facilement à La Havane, la marche à pied est recommandée pour les petites distances si on ne veut pas passer la journée à guetter des taxis. Il y a bien des bus urbains (OM) mais aucune info sur le trajet et les arrêts, de plus ils sont bondés. Et non, il n’y a plus de camellos, ces bus soudés sur des camions : ils ont été cédés à de plus petites villes en province. Si vous êtes plusieurs, cela peut être intéressant de louer une voiture avec chauffeur (ou plutôt un chauffeur avec sa propre voiture) pour la journée. Les taxis officiels sont très nombreux mais pratiquent des tarifs très très variables, allez comprendre…

Quant aux taxis des cuentapropistas ils fonctionnent selon un système inconnu en France, entre Blablacar et la ligne de bus : Le chauffeur suit un parcours fixe le long des grandes artères, on se place à un carrefour derrière les personnes qui attendent déjà, on le hèle, on se serre sur les banquettes vintage et on lui fait signe quand on veut descendre. 10 centavos : faites le calcul vous-mêmes. Dommage qu’on n’en trouve pas toujours !

Les cocotaxis attirent beaucoup les touristes et donc, en toute logique, les chauffeurs en profitent pour gonfler les prix. Quant aux bicitaxis, ceux de La Havane me font mal au cœur rien que d’y penser. Dans d’autres villes plus petites c’est différent, ils offrent un service de proximité à tout leur quartier, cubains et touristes réunis. Enfin dans certaines villes, les charrettes à cheval sont très répandues pour transporter les écoliers, les marchandises, les familles, les travailleurs. Mais vous aurez probablement peu d’occasions de tester leurs bancs de bois et leurs amortisseurs épuisés.

En route

Pour aller de ville en ville vous pouvez louer une voiture : très cher, un peu anxyogène vu l’état des routes. Le plus pratique est de réserver un siège dans un bus de la Cie Viazul, fiable et aux tarifs raisonnables. Il y a quelques années encore on n’y côtoyait que des touristes, mais la mixité est désormais de mise. Certaines agences de tourisme proposent le même service de bus, le départ se faisant non pas du terminal mais de l’hôtel le plus proche de chez vous.

Il faut se renseigner dans les lobbys des grands hôtels pour les horaires. C’est un peu plus cher, mais vous économisez un taxi pour rejoindre le terminal des bus, le calcul est gagnant. Parfois pour certains trajets non desservis par Viazul, des camions bâchés sont aménagés pour les transport de passagers. Une expérience à tenter !

En galère

Et enfin en cas de galère, quand les bus sont pleins, on doit affréter un taxi longue distance et voilà comment cela se passe : vous rencontrez quelqu’un qui se présente comme taxista mais c’est en fait un intermédiaire qui s’occupe de remplir un véhicule et prélève une commission au passage. Il vous raconte que vous allez voyager à 4 dans une Péyo neuve, trajet direct départ 8 heures, et en fait c’est une Chevrolet 1954 qui pisse l’essence par tous ses boulons, vous faites 4 arrêts en ville et vous retrouvez entassés à 8 avant de réaliser ce qui vous arrive, la perte probable de vos bagages (vaguement arrimés sur le toit) vous hante tout le trajet, il n’y a pas d’air conditionné, le chauffeur écoute du reggaeton à 110 décibels, il fait des détours bizarres probablement pour éviter la police, les autres touristes qui ne parlent pas un mot d’espagnol commencent à flipper, ça vous fait rire et en arrivant à destination vous êtes tellement soulagés que vous gratifiez le type, hilare derrière son volant, d’un très bon pourboire. Quelques jours plus tard, dans le métro parisien ou le TGV, vous aurez la larme à l’œil en y repensant…

Et le train ?

Ah, le train… Pourtant si Che Guevara a signé la victoire finale de la guerilla en faisant dérailler un train blindé à Santa Clara, c’est donc bien qu’il y avait des trains ? Et de fait la première ligne de chemin de fer à Cuba – et dans tout l’empire espagnol – date de 1837. Mais de nos jours… le réseau est en piètre état. Cependant n’écoutant que mon courage, je l’ai testé, et pour plus de détails je vous renvoie à l’article Matanzas – La Havane en 4 heures.

Bon voyage !

par Céline, de France

Loin des sentiers battus, mon Portugal s’offre à vous

Suivez les aventures d’une plume légère et voyageuse sur le blog de Céline, voyage d’une plume.

Assise sous une averse printanière, mes doigts s’installent sur mon clavier pour vous parler du Portugal, de mon Portugal.

Mon Portugal a un nom. Il s’appelle Porto de Ovelha. Ne cherchez pas sur une carte vous n’y trouverez qu’un point perdu au milieu de nulle part, là où chantent les coucous et dansent les étoiles.

Mon Portugal a une histoire, celle d’un village, d’un port, d’un pont, seul lieu de passage du Côa de la région. Les anciens me racontent encore le temps où moutons, berges, vaches et ânes traversaient la rivière après s´être arrêté boire un verre de jeropiga.

Mon Portugal a des souvenirs, des larmes, de l’hospitalité et cette joie de voir le sourire du visiteur repu …

Figé dans le temps et l’espace, mon Portugal ne connaît ni touristes ni investisseurs. Oublié de ceux qui ne le connaîtront jamais, mon Portugal c’est ces maisons dont on a perdu les clefs pour que chacun puisse y entrer et profiter de la chaleur d’une conversation … le chant des femmes qui nettoient l’église … les messes … l’âne qui tire jusqu’à la rivière une charrette remplie d’enfants, de jouets et de rires … un pont aux pierres penchées qui jamais ne chavire … les noms de familles qui se répètent et se mélangent à l’infini sur les pierres tombales, sur les boîtes aux lettres … les tables conçues pour 6 sur lesquelles mangent 8, 10, 12 personnes sans jamais se sentir serrées … le sumol à l’ananas … le pressoir dans lequel dansent les pieds nus jusqu’à ce que coule le vin … quitter la banlieue parisienne au beau milieu de la nuit pour accélérer les 16 heures de route … se dire « à demain si Dieu veut » tous les jours, même les veilles de grand départ car dans mon Portugal demain peut arriver après 8, 10, 12 ou 8760 heures …

Dominant la vallée du Côa, mon Portugal n’est connu que de ceux qu’il a vu naître, grandir, mourir. Inconnu de ceux qui ne l’oublieront jamais, mon Portugal ce sont ces femmes à barbe dont on fuit les bisous en riant … le chorizo, le fromage, les biscuits, la marmelade, le pain et le vin que l’on sort pour le goûter … le goûter que l’on offre au visiteur de 14h, 16h, 18h … le chaudron de soupe qui dort au coin du feu … la fête du village, sa procession, son bal … se rassembler le soir venu au pied du « freixo », poumon du village, âme de la nature, arbre de retrouvailles … avoir pour cousins tous les habitants du village, ou presque, ou plus … « apita o comboio, lá vai a apitar » … les femmes qui descendent à la rivière laver les draps … la fontaine de la place autour de laquelle un nuage de commérage attend son tour pour avoir accès à l’unique point d’eau potable du village … le camion du boucher, du boulanger, de l’épicier qui passent une fois par semaine approvisionner les habitants … profiter du 15 août pour célébrer la Vierge et les enfants du pays partis tenter leur chance dans un ailleurs soit-disant meilleur … la chaleur du mois d’août, le froid glacial du mois de décembre … les quelques escudos nécessaires pour aller acheter des bonbons … marcher des kilomètres pour se procurer un Coca-Cola … le pão de ló …

A des centaines de kilomètres de Lisbonne, Faro et Porto, mon Portugal ce sont les rides du soleil, du travail, de la vie des agriculteurs qui auront su mourir sans jamais voir la mer … les cloches de l’église qui sonnent les heures, les demie-heures, les incendies et les décès car il y bien longtemps qu’ici plus personne ne naît … les maisons où la température est toujours plus agréable à l’extérieur … devoir laver le linge au lavoir … un seul téléphone dans tout le village … les femmes, veuves de maris partis trop tôt, qui ne portent que du noir … la fanfare … le voile avec lequel on se couvre la tête pour rentrer dans l’église … le fromage qu’on ne saurait manger sans marmelade … la marmelade qu’on ne saurait manger sans pain … les journées entières à ramasser les pommes de terre … le cochon que l’on égorge … l’égorgement du cochon que l’on filme … transformer un grenier en ville pour Barbie, ville où les maisons sont faites de briques et de tôles, où les vêtements sont faits de chutes et d’imagination … la vidéo de l’égorgement du cochon que l’on passe en boucle sur la télé … la morue qui est une denrée rare … le retour sur l’autoroute des bouchons, la voiture chargée de patates, d’huile, de vin, d’eau de vie … le café que l’on boit en terrasse après chaque repas … les difficultés que l’on rencontre lorsqu’on explique notre végétarianisme … le regarde médusé et médisant de mes tantes lorsque mon petit ami sort de table avant moi pour faire la vaisselle …

A l’est de l’ouest européen, le vent a soufflé sur mon Portugal oublié. Les enfants du pays sont partis, les électrons libres ont divorcé, les retraités sont venus s’y installer … Les cours des maisons se sont vidées de leurs poules, ânes, cochons et moutons … Si le boulanger continue de faire sonner son klaxon sur la place du village le samedi matin, l’épicerie a fermé lorsque le goudron a remplacé la terre des chemins … L’eau potable coule dans la machine à laver installée depuis quelques années à côté d’un lavoir oublié … Ni les Hommes ni les animaux ne viennent s’abreuver autour des fontaines … Si l’on continue à traverser la frontière espagnole plusieurs fois par mois pour aller faire des courses, nos passeports sont devenus aussi obsolètes que cette charrette qu’aucun âne ne descend à la rivière depuis des années …

Au sud du sud européen, le vent continue de souffler sur mon Portugal, sur ces paysages où les rochers poussent plus vite que les chênes. Sans attraits touristiques ni économiques, mon Portugal ne connaîtra peut-être jamais ni touristes, ni investisseurs mais ouvrira toujours les portes de ses maisons sans clefs à ceux dont les noms de familles se répètent à l’infini. Loin des mers et des autoroutes, seuls ceux qu’il aura vu naître, grandir et mourir sauront qu’il renferme en lui la mémoire d’une dictature silencieuse, de guerres coloniales passées sous silence, d’exil involontaire, de retours forcés.

Figé sous ce vent qui souffle sans répit, ce Portugal est et sera pour toujours mon Portugal. Sa terre désolée et fière coule dans mes veines … sa chaleur mordant et son froid étouffant m’habillent lors de mes longues promenades … son espoir de voir réapparaître le roi Dom Sebastião vit dans ma mémoire oubliée … sa saudade fait sourire inlassablement mon coeur voyageur.

Les bras tendus vers l’Atlantique je suis l’un de ces héros de la mer, qui toujours a rêvé de faire voguer sa curiosité au-delà des limites de ses propres yeux …

Par Céline Sampaio, de France

A Living Leather Factory; FES, Morocco

In April 2015, 8 young people from 6 different countries went to Morocco to explore mix of Arabic and Berber culture and tradition in Africa. I felt really lucky to book my ticket from Barcelona to Fes which is a city in the northern Morocco for only 25€. I can easily say that flying outside of Spain is always cheaper than travelling inside the country.

When you reach Fes, you can get a taxi to go to Old Medina (Fez el- Bali) where all the touristic attractions are. You should probably make some bargain to get a lower price for taxies to reach the old city. Once you reach the Old Medina, a Blue gate shows the main entrance of the old town where you can see thousands of stores like leather shops, souvenir shops, restaurants, hostels and tiny streets.

Old Medina is an actual labyrinth and it surrounded by high wall ruins. There are around 9500 streets in that old city. You can not drive a car in those small tiny streets. It is not really possible to find your way without help of a map or a tourist guide.

You wont have any problem to find a tourist guide as plenty will be waiting for you in the city and probably they will just find and start to guide you suddenly.

We booked our hostel before coming to the city. We asked some people to direct us to our accommodation that was in a close area to Blue Gate and between so many tiny streets. The hostel was pretty authentic and traditional; walls were colourful and full of mosaics. We even had a bed curtain like princess’ beds in our room. The price for the hostel was pretty cheap and it also included breakfast which contained Moroccan pancakes and some more typical ingredients with mint tea that was one of the best parts of Moroccan tradition. If I am not wrong, you might book a bed for around 8€-10€.

After leaving our stuff to the room, we started to discover that little mysterious old city. We started our trip from Blue Gate and walked through main streets, watching the colourful shops: clothes, leather manufacturing, scarfs, carpets, antique stuff are the ones you might see most. The leather bags are common and shoes are fashionable for tourists. While walking on the streets, a tourist guide started to help us to find our way and see the best part of the town.

When you walk around that old city you should definitely see the Tannery’s Quarter where workers dyeing the leathers since 9th century barefoot-ly. You can go up of some leather shops to see the view of colourful leather areas. You have to get ready to smell the heavy scent of camel leather. People who welcome you in the shops will probably give you a bunch of fresh mint to keep bad scent away from your nose.

When we got up to the building the smell was extremely strong, and in those conditions we saw some people in tanneries working without masks. I can not imagine people living in such hard condition in order to earn money for survival purpose. While watching the colourful and wonderful view you might see the difficulties on other people’s lives and accept that how great lives we have but not aware.

Inside the shops you can buy anything made of leather in those areas. The shops offer you really good quality stuff and pretty cheap prices compared to Europe. When you think about their currency which is Moroccan dirham, it might sound like expensive but when you count, an 1€ is around 11 Moroccan dirham then it is cheap enough. You can buy a small leather bag for 7€ if you are good at bargaining and lucky.

After the visit of the tanneries, you should also see the Royal Palace, part of an important Moroccan history. Remember that you can not enter the palace. You might only see the great gate of it. After that you can visit the Jewish quarter of Fez. The cemetery entry fee is only an 1€ and you can see full of whiteness and graves. In Jewish history, Fes is pretty effective so you can add it into your list.

Apart from all those touristic places, there are some mosques, madrasahs that you can see but mostly entries of mosques are not allowed for non-Muslims so if you are lucky enough for not being asked identity then you might able to go in.

Remember to wander on the streets of Old medina as much as you can, visit Jnan Sbil garden which is a beautiful garden that contains a small lake in the new Medina. Drink a lot of mint tea, it tastes great, eat “tajine” which is a very typical Moroccan food in the rooftop restaurants, talk with sellers and be friend if they don’t keep greeting you in Chinese as they did to me (I do not even look like Chinese), buy some souvenirs especially shape of Fatima Kuskus hand cheaper than what seller say.

Visiting Fes will prepare you to see more of Moroccan and Berber culture so after some days in Fez you are ready to take a trip to go to Marrakesh and ride camels into Sahara as we did with our group of friends. After all you will find yourself into desserts, camels and Berber villages. Get ready for an amazing and incredible experience.

By Emine Ülkü Şimşek from Turkey