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Loin des sentiers battus, mon Portugal s’offre à vous

Suivez les aventures d’une plume légère et voyageuse sur le blog de Céline, voyage d’une plume.

Assise sous une averse printanière, mes doigts s’installent sur mon clavier pour vous parler du Portugal, de mon Portugal.

Mon Portugal a un nom. Il s’appelle Porto de Ovelha. Ne cherchez pas sur une carte vous n’y trouverez qu’un point perdu au milieu de nulle part, là où chantent les coucous et dansent les étoiles.

Mon Portugal a une histoire, celle d’un village, d’un port, d’un pont, seul lieu de passage du Côa de la région. Les anciens me racontent encore le temps où moutons, berges, vaches et ânes traversaient la rivière après s´être arrêté boire un verre de jeropiga.

Mon Portugal a des souvenirs, des larmes, de l’hospitalité et cette joie de voir le sourire du visiteur repu …

Figé dans le temps et l’espace, mon Portugal ne connaît ni touristes ni investisseurs. Oublié de ceux qui ne le connaîtront jamais, mon Portugal c’est ces maisons dont on a perdu les clefs pour que chacun puisse y entrer et profiter de la chaleur d’une conversation … le chant des femmes qui nettoient l’église … les messes … l’âne qui tire jusqu’à la rivière une charrette remplie d’enfants, de jouets et de rires … un pont aux pierres penchées qui jamais ne chavire … les noms de familles qui se répètent et se mélangent à l’infini sur les pierres tombales, sur les boîtes aux lettres … les tables conçues pour 6 sur lesquelles mangent 8, 10, 12 personnes sans jamais se sentir serrées … le sumol à l’ananas … le pressoir dans lequel dansent les pieds nus jusqu’à ce que coule le vin … quitter la banlieue parisienne au beau milieu de la nuit pour accélérer les 16 heures de route … se dire « à demain si Dieu veut » tous les jours, même les veilles de grand départ car dans mon Portugal demain peut arriver après 8, 10, 12 ou 8760 heures …

Dominant la vallée du Côa, mon Portugal n’est connu que de ceux qu’il a vu naître, grandir, mourir. Inconnu de ceux qui ne l’oublieront jamais, mon Portugal ce sont ces femmes à barbe dont on fuit les bisous en riant … le chorizo, le fromage, les biscuits, la marmelade, le pain et le vin que l’on sort pour le goûter … le goûter que l’on offre au visiteur de 14h, 16h, 18h … le chaudron de soupe qui dort au coin du feu … la fête du village, sa procession, son bal … se rassembler le soir venu au pied du « freixo », poumon du village, âme de la nature, arbre de retrouvailles … avoir pour cousins tous les habitants du village, ou presque, ou plus … « apita o comboio, lá vai a apitar » … les femmes qui descendent à la rivière laver les draps … la fontaine de la place autour de laquelle un nuage de commérage attend son tour pour avoir accès à l’unique point d’eau potable du village … le camion du boucher, du boulanger, de l’épicier qui passent une fois par semaine approvisionner les habitants … profiter du 15 août pour célébrer la Vierge et les enfants du pays partis tenter leur chance dans un ailleurs soit-disant meilleur … la chaleur du mois d’août, le froid glacial du mois de décembre … les quelques escudos nécessaires pour aller acheter des bonbons … marcher des kilomètres pour se procurer un Coca-Cola … le pão de ló …

A des centaines de kilomètres de Lisbonne, Faro et Porto, mon Portugal ce sont les rides du soleil, du travail, de la vie des agriculteurs qui auront su mourir sans jamais voir la mer … les cloches de l’église qui sonnent les heures, les demie-heures, les incendies et les décès car il y bien longtemps qu’ici plus personne ne naît … les maisons où la température est toujours plus agréable à l’extérieur … devoir laver le linge au lavoir … un seul téléphone dans tout le village … les femmes, veuves de maris partis trop tôt, qui ne portent que du noir … la fanfare … le voile avec lequel on se couvre la tête pour rentrer dans l’église … le fromage qu’on ne saurait manger sans marmelade … la marmelade qu’on ne saurait manger sans pain … les journées entières à ramasser les pommes de terre … le cochon que l’on égorge … l’égorgement du cochon que l’on filme … transformer un grenier en ville pour Barbie, ville où les maisons sont faites de briques et de tôles, où les vêtements sont faits de chutes et d’imagination … la vidéo de l’égorgement du cochon que l’on passe en boucle sur la télé … la morue qui est une denrée rare … le retour sur l’autoroute des bouchons, la voiture chargée de patates, d’huile, de vin, d’eau de vie … le café que l’on boit en terrasse après chaque repas … les difficultés que l’on rencontre lorsqu’on explique notre végétarianisme … le regarde médusé et médisant de mes tantes lorsque mon petit ami sort de table avant moi pour faire la vaisselle …

A l’est de l’ouest européen, le vent a soufflé sur mon Portugal oublié. Les enfants du pays sont partis, les électrons libres ont divorcé, les retraités sont venus s’y installer … Les cours des maisons se sont vidées de leurs poules, ânes, cochons et moutons … Si le boulanger continue de faire sonner son klaxon sur la place du village le samedi matin, l’épicerie a fermé lorsque le goudron a remplacé la terre des chemins … L’eau potable coule dans la machine à laver installée depuis quelques années à côté d’un lavoir oublié … Ni les Hommes ni les animaux ne viennent s’abreuver autour des fontaines … Si l’on continue à traverser la frontière espagnole plusieurs fois par mois pour aller faire des courses, nos passeports sont devenus aussi obsolètes que cette charrette qu’aucun âne ne descend à la rivière depuis des années …

Au sud du sud européen, le vent continue de souffler sur mon Portugal, sur ces paysages où les rochers poussent plus vite que les chênes. Sans attraits touristiques ni économiques, mon Portugal ne connaîtra peut-être jamais ni touristes, ni investisseurs mais ouvrira toujours les portes de ses maisons sans clefs à ceux dont les noms de familles se répètent à l’infini. Loin des mers et des autoroutes, seuls ceux qu’il aura vu naître, grandir et mourir sauront qu’il renferme en lui la mémoire d’une dictature silencieuse, de guerres coloniales passées sous silence, d’exil involontaire, de retours forcés.

Figé sous ce vent qui souffle sans répit, ce Portugal est et sera pour toujours mon Portugal. Sa terre désolée et fière coule dans mes veines … sa chaleur mordant et son froid étouffant m’habillent lors de mes longues promenades … son espoir de voir réapparaître le roi Dom Sebastião vit dans ma mémoire oubliée … sa saudade fait sourire inlassablement mon coeur voyageur.

Les bras tendus vers l’Atlantique je suis l’un de ces héros de la mer, qui toujours a rêvé de faire voguer sa curiosité au-delà des limites de ses propres yeux …

Par Céline Sampaio, de France

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Ride in West MacDonnell Ranges, Australia

This story comes from the blog of Laetitia: Cycling, a taste of Freedom.

Back on the road, open to the world, contacted with the wonders of nature. see the beautiful colours as the sun provide us hear the wonderful sounds of nature. Feel the earth that makes us live.

I share few days with Sven who travelling in Australia on a mountain bike mainly on dirt road (his blog : http://www.wtfisalice.de/)

My time in the magnificent gorges reminded me the gap between the Aborigines and White Australians.
I noticed that the aborigines culture is unknown/unheeded/unrecognized by many people, many said me there are no cultures and histories in AustraliaWhile this is completely false, the Aborigines are set aside once Moreover, While these peoples take care of the lands since hundred years and have lots of different languages, stories, knowledge… Obviously the history and culture are more difficulty liveable and understandable for us since they are accessible by a small number of museums and tourists places. We missed this chance when the White people wanted to take control of their territory instead of to respect, to listen and to learn…
The Aborigines peoples don’t share their knowledge with anyone and I can understand because its something from their family, part of their heart, I think its something personal.

I am aware when I walk through the land  that after hundreds of years a rich and strong culture to maintain in each rock, each earth, and each springs. 

 I wish to have the opportunities during my journey to share cultures with aboriginals.

Maybe the people don’t feel the Australian history because it’s not finished?

By Laetitia, from France

 

If I learn what I love from my dreams, its GEORGIA!

maggie-wong-msolo-travel-_Georgia-tour-1This is part of an article firstly posted on Maggie’s blog. Follow her trip on her website, M’Solo travel.

I was struggling between two post topics “Georgia in the eyes of a Hong Kong girl” or the one I used now, finally I picked it because literally it shows how much I like this country and, it sounds sexier, isn’t it? I expected a little bit explanation is needed though. 

I dreamed of myself being in Georgia for some 8 consecutive nights since I left the country to home on 21st Oct. I have no idea how could I miss this piece of land so bad as that was already the 5th time I experienced the sadness of leaving this lovely country. (Um… I thought I could manage it but it turned out I couldn’t!) It was 2012 the first time I visited Georgia, the mind blowing experience has been remarkably staying in my head so far.

My HK friends always put me questions like “Why Georgia?” “ What to see /do there?”  “Only wine?” (because all of my friends know I am addicted to the Georgian wine :p ). Well, its understandable, some of them can’t point Georgia on a map or even can’t speak its name in Chinese correctly, may be it is still too exotic to majority of the HK peeps.

I have to confess that I am kind of ‘love it to the extreme’ and ‘exotic’ person. I even took pictures of myself in bridal gown in Tbilisi so that I can remember this beautiful place with the beautiful me! 

Who doesn’t know the best thing in life is to share what you love? Thats why I go back to this country again and again, I explore, I observe, I feel, I record and I share, as the passion of my life.  Here below a tiny piece about what touched me so much in Georgia.

By Maggie Wong, from Hong Kong