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Australie- Nos premiers jours à Perth

Lio, qui précédemment nous parlait de son voyage au Canada, nous parle cette semaine de son PVT en Australie. Découvrez ici aussi, une partie de son récit. La suite se trouve sur son blog.

Après notre saison dans le sud pour financer ce voyage, des mois d’attente, des soirées entre amis, des fêtes de famille… Nous voilà enfin parti pour notre aventure à l’autre bout du monde.

Mardi 15 décembre : Jour J, nous décollons de Paris Charles de Gaulle pour se rendre au pays des kangourous.

C’est le voyage le plus long de notre vie jusqu’à présent. Le mal de transport n’a rien arrangé du tout (pour moi).

Au Qatar, on a 2h d’escales : le temps de boire un petit coca, s’asseoir, …. contrairement à KL où à peine arrivés : c’est la course.

Il faut : Récupérer les bagages, passer la douane malaisienne, se faire comprendre et trouver le chemin, prendre une navette pour changer de terminal, faire la file et s’enregistrer, passer la sécurité 1, courir, passer la douane, courir, passer la sécurité 2, courir tout en cherchant la porte P10 (gate), passer la sécurité 3, tout ça sous une chaleur étouffante.

A 4 min prêt on le ratait, mais heureusement on court bien 😉

Notre arrivée :

Il est temps d’aller découvrir la ville maintenant ! On se rend à notre auberge avec deux bus : le premier payant (4.5$/pers) et le deuxième gratuit (ligne blue cat). Dans le centre de la ville tous les bus sont gratuit et ils ne font qu’un seul trajet (des boucles).

Notre auberge s’appelle : CITY PERTH (site web & page facebook).

Nous avons choisit de réserver une chambre privée. Le temps de se repoer du décallage horaire et de s’acclimater à notre nouvelle vie.

Elle se situe dans le quartier de Northbridge, à 10 min du centre à pied.

Une fois installés et douchés, nous sortons nous promener dans notre quartier et manger un bout.

Pour les jours où nous ne travaillons pas on s’octroie 10$/jours en nourriture pour nous deux.

-Le midi: Baguette à deux + accompagnement.

-Le soir : Aïki Noodles ou pâtes.

Ici, c’est le premier jour et en plus on arrive pendant l’happy hour : 50%

On craque donc pour des SUSHIS 😀

Nos premier jours à Perth :

Notre première journée entière en ville est fort productive. On est ici pour un an pour profiter mais aussi pour travailler. Un peu d’administration s’impose :

– Se renseigner pour ouvrir un compte un banque : On choisit la banque NAB.

– Trouver un opérateur pour le téléphone : On choisit Telstra, l’offre du moment est intéressante. On opte pour une carte « prepaid ».

-S’inscrire à la mutuelle australienne, Médicare.

– Regarder sur internet pour le TFN, offres d’emplois, Van d’occasions, …

-…

On est mi-décembre, l’ambiance et les décors de noël sont présents dans toute la ville. Ça fait tout drôle de se balader sous 28° et d’y associer noël.

Par Lio, de Belgique

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Loin des sentiers battus, mon Portugal s’offre à vous

Suivez les aventures d’une plume légère et voyageuse sur le blog de Céline, voyage d’une plume.

Assise sous une averse printanière, mes doigts s’installent sur mon clavier pour vous parler du Portugal, de mon Portugal.

Mon Portugal a un nom. Il s’appelle Porto de Ovelha. Ne cherchez pas sur une carte vous n’y trouverez qu’un point perdu au milieu de nulle part, là où chantent les coucous et dansent les étoiles.

Mon Portugal a une histoire, celle d’un village, d’un port, d’un pont, seul lieu de passage du Côa de la région. Les anciens me racontent encore le temps où moutons, berges, vaches et ânes traversaient la rivière après s´être arrêté boire un verre de jeropiga.

Mon Portugal a des souvenirs, des larmes, de l’hospitalité et cette joie de voir le sourire du visiteur repu …

Figé dans le temps et l’espace, mon Portugal ne connaît ni touristes ni investisseurs. Oublié de ceux qui ne le connaîtront jamais, mon Portugal c’est ces maisons dont on a perdu les clefs pour que chacun puisse y entrer et profiter de la chaleur d’une conversation … le chant des femmes qui nettoient l’église … les messes … l’âne qui tire jusqu’à la rivière une charrette remplie d’enfants, de jouets et de rires … un pont aux pierres penchées qui jamais ne chavire … les noms de familles qui se répètent et se mélangent à l’infini sur les pierres tombales, sur les boîtes aux lettres … les tables conçues pour 6 sur lesquelles mangent 8, 10, 12 personnes sans jamais se sentir serrées … le sumol à l’ananas … le pressoir dans lequel dansent les pieds nus jusqu’à ce que coule le vin … quitter la banlieue parisienne au beau milieu de la nuit pour accélérer les 16 heures de route … se dire « à demain si Dieu veut » tous les jours, même les veilles de grand départ car dans mon Portugal demain peut arriver après 8, 10, 12 ou 8760 heures …

Dominant la vallée du Côa, mon Portugal n’est connu que de ceux qu’il a vu naître, grandir, mourir. Inconnu de ceux qui ne l’oublieront jamais, mon Portugal ce sont ces femmes à barbe dont on fuit les bisous en riant … le chorizo, le fromage, les biscuits, la marmelade, le pain et le vin que l’on sort pour le goûter … le goûter que l’on offre au visiteur de 14h, 16h, 18h … le chaudron de soupe qui dort au coin du feu … la fête du village, sa procession, son bal … se rassembler le soir venu au pied du « freixo », poumon du village, âme de la nature, arbre de retrouvailles … avoir pour cousins tous les habitants du village, ou presque, ou plus … « apita o comboio, lá vai a apitar » … les femmes qui descendent à la rivière laver les draps … la fontaine de la place autour de laquelle un nuage de commérage attend son tour pour avoir accès à l’unique point d’eau potable du village … le camion du boucher, du boulanger, de l’épicier qui passent une fois par semaine approvisionner les habitants … profiter du 15 août pour célébrer la Vierge et les enfants du pays partis tenter leur chance dans un ailleurs soit-disant meilleur … la chaleur du mois d’août, le froid glacial du mois de décembre … les quelques escudos nécessaires pour aller acheter des bonbons … marcher des kilomètres pour se procurer un Coca-Cola … le pão de ló …

A des centaines de kilomètres de Lisbonne, Faro et Porto, mon Portugal ce sont les rides du soleil, du travail, de la vie des agriculteurs qui auront su mourir sans jamais voir la mer … les cloches de l’église qui sonnent les heures, les demie-heures, les incendies et les décès car il y bien longtemps qu’ici plus personne ne naît … les maisons où la température est toujours plus agréable à l’extérieur … devoir laver le linge au lavoir … un seul téléphone dans tout le village … les femmes, veuves de maris partis trop tôt, qui ne portent que du noir … la fanfare … le voile avec lequel on se couvre la tête pour rentrer dans l’église … le fromage qu’on ne saurait manger sans marmelade … la marmelade qu’on ne saurait manger sans pain … les journées entières à ramasser les pommes de terre … le cochon que l’on égorge … l’égorgement du cochon que l’on filme … transformer un grenier en ville pour Barbie, ville où les maisons sont faites de briques et de tôles, où les vêtements sont faits de chutes et d’imagination … la vidéo de l’égorgement du cochon que l’on passe en boucle sur la télé … la morue qui est une denrée rare … le retour sur l’autoroute des bouchons, la voiture chargée de patates, d’huile, de vin, d’eau de vie … le café que l’on boit en terrasse après chaque repas … les difficultés que l’on rencontre lorsqu’on explique notre végétarianisme … le regarde médusé et médisant de mes tantes lorsque mon petit ami sort de table avant moi pour faire la vaisselle …

A l’est de l’ouest européen, le vent a soufflé sur mon Portugal oublié. Les enfants du pays sont partis, les électrons libres ont divorcé, les retraités sont venus s’y installer … Les cours des maisons se sont vidées de leurs poules, ânes, cochons et moutons … Si le boulanger continue de faire sonner son klaxon sur la place du village le samedi matin, l’épicerie a fermé lorsque le goudron a remplacé la terre des chemins … L’eau potable coule dans la machine à laver installée depuis quelques années à côté d’un lavoir oublié … Ni les Hommes ni les animaux ne viennent s’abreuver autour des fontaines … Si l’on continue à traverser la frontière espagnole plusieurs fois par mois pour aller faire des courses, nos passeports sont devenus aussi obsolètes que cette charrette qu’aucun âne ne descend à la rivière depuis des années …

Au sud du sud européen, le vent continue de souffler sur mon Portugal, sur ces paysages où les rochers poussent plus vite que les chênes. Sans attraits touristiques ni économiques, mon Portugal ne connaîtra peut-être jamais ni touristes, ni investisseurs mais ouvrira toujours les portes de ses maisons sans clefs à ceux dont les noms de familles se répètent à l’infini. Loin des mers et des autoroutes, seuls ceux qu’il aura vu naître, grandir et mourir sauront qu’il renferme en lui la mémoire d’une dictature silencieuse, de guerres coloniales passées sous silence, d’exil involontaire, de retours forcés.

Figé sous ce vent qui souffle sans répit, ce Portugal est et sera pour toujours mon Portugal. Sa terre désolée et fière coule dans mes veines … sa chaleur mordant et son froid étouffant m’habillent lors de mes longues promenades … son espoir de voir réapparaître le roi Dom Sebastião vit dans ma mémoire oubliée … sa saudade fait sourire inlassablement mon coeur voyageur.

Les bras tendus vers l’Atlantique je suis l’un de ces héros de la mer, qui toujours a rêvé de faire voguer sa curiosité au-delà des limites de ses propres yeux …

Par Céline Sampaio, de France

Canton de l’Est du Québec

L’article provient initialement du blog de Ophé & Eti, Our life in Montréal. Découvrez ses autres récits ici sur leur site.
Vous l’aurez compris, nous sommes allés explorer l’est du Québec. Cette fois-ci, il s’agissait d’une occasion particulière. L’anniversaire de notre américaine préférée.
Nous sommes partis un vendredi soir et le trafic ne nous a pas épargné. Le comble c’est que nous n’avions même pas fait de course ! Et puis après une journée de travail on avait tous les crocs. C’est ainsi qu’est arrivé le premier excès du weekend. Un arrêt à mi-chemin à la fromagerie Qualité Summum de Bromont, réputée pour sa poutine. Effectivement le fromage en grain est frais et ils ne lésinent pas sur la quantité mais ce n’a pas été un coup de cœur. Une fois repus, on s’est décidés à passer à l’épicerie. Emballé c’est pesé, on finit alors notre route direction North Hatley. Une fois dans le village, nous nous approchons d’un terrain de golf au bout d’une rue plus que tranquille. Et à deux pas de là, une maison “à vendre” nous attend, avec vue sur le green. Si personne n’a encore souhaité l’acheter, nous comptons bien profiter de cette immense propriété, bien trop grande pour ce qu’on y fera d’ailleurs. En fait, on aurait pu se faire une partie de cache-cache assez amusante je pense. Le jardin donne sur la forêt et à la lisière des bois étaient couchées bien tranquillement un trio de biches dont on a repéré les yeux brillants dans la pénombre. Sur le coup on a même eu peur ! Mais sa véritable plus-value reste avant tout la véranda dotée d’une table de ping pong. Voilà qui fera des heureux. Il n’en fallait pas plus.
Samedi matin, le temps est au beau fixe. On se prépare un copieux brunch que l’on prendra dans le jardin, au soleil. On en profite pour offrir un cadeau à Ang’ : un chevalet et d’autres accessoires de peinture afin d’encourager ses talents artistiques. Évidemment les garçons n’avaient qu’une hâte, aller pratiquer leur swing. En les attendant, nous sommes allées entre filles nous promener pour finir posées au bord du lac.

Quand ces messieurs eurent fini de jouer, nous avons repris la voiture pour nous rendre non loin de là à Memphrémagog où nous avons profité de la plage et du lac. Nous y sommes restés assez tard pour apprécier le coucher du soleil et immortaliser la “golden hour” au bord de l’eau. Pendant que j’étais occupée à prendre des photos, le reste de la bande s’est affronté au beach volley. Ça restera définitivement le sport de cet été.

La nuit tombe et nous mettons les voiles. La pasta nous attend. En apéro c’est mojitos façon Etienno. Et en dessert, ce sera double ration de ping pong. La véranda est en feu y’a du niveau ! Je m’éclipse dans le jardin avec mon assistante créativité, j’ai nommé Pascale. Mon challenge photo de la semaine était de capturer un ciel étoilé. Malheureusement j’avais oublié mon trépied. Malgré tout, je trouve le résultat satisfaisant. Il faut dire que ce ciel d’été était magnifique. Et puis finalement on a vu le marchand de sable arrivé au loin. Plus sérieusement, la fatigue s’est rapidement faite ressentir. On tentera en vain de se remotiver en lançant une partie de twister |oui oui ce jeu des années 1990|, mais rien n’y fait on part un à un se coucher.
Heureusement que la nuit fut bonne car une grosse journée nous attendait. On quitte la demeure à 11h après un autre petit dèj bien rempli. Vos imaginez bien que nous n’allions pas très loin. Cette fois-ci c’est pratique de golf pour tout le monde. Un défilé de bonnes frappe pour certains, un bêtisier pour d’autres |on ne citera pas de nom|.
C’est bien beau mais le soleil tape et tout ce qu’on veut c’est se baigner. Nous décidons ainsi d’aller passer l’après-midi au Lac Fraser dans le parc national du Mont Orford. Quelle bonne idée ! L’endroit est calme, super joli et la température idéale. Il y a un spot où on peut sauter des rochers et des équipements à louer pour jouer dans l’eau. Ce sera pédalo et paddle board. Je n’ai certainement pas pris mon appareil à bord mais je vous garantis qu’on s’est régalés !
Cette belle journée touche à sa fin. Nous sommes sur le retour mais avant de rentrer nous allons faire la seconde erreur du weekend : faire un détour par Granby pour goûter la fameuse poutine de chez Ben La Bedaine. Le nom en dit déjà long. Les gens de la région ne jure que par cet endroit. Je ne sais pas si nos palais français sont trop exigeants ou si on est juste difficiles mais ce fut encore une déception. Comme on dit chez nous BMPT : bien mais pas top ! Pas d’inquiétude on s’est rattrapés sur la glace en dessert. Le léger n’était décidément pas au programme.
J’ai gardé le meilleur pour la fin, pour les courageux qui auront lu toute mon histoire. En primeur, voici le montage vidéo de Cla avec le best of de ces deux jours. Attention, le morceau du début est contagieux, je fredonne encore “Go Angie, it’s your birthday…” : le son phare de cette fin de semaine !